BENEFICES DE LA LECTURE : LECTURE ET APPRENTISSAGE

Lire pour apprendre l’orthographe et la grammaire

La pratique quotidienne de la lecture offre aux jeunes lecteurs une manière agréable et ludique d’aborder toute une panoplie d’apprentissages. Lire représente certainement le meilleur apprentissage de l’orthographe et de la grammaire ; lire c’est acquérir du vocabulaire, c’est s’approprier une langue, sa richesse et ses subtilités.

Apprendre un mot, c’est ouvrir une nouvelle fenêtre sur le monde. Lire un livre, que ce soit un roman, un essai, une BD, c’est d’abord suivre une histoire dans la durée. C’est ainsi échapper à la pensée et au discours fragmentés auxquels la publicité, la radio, Internet, la première page des journaux, Twitter, les jeux vidéo et de nombreuses formes de communication moderne restreignent les développements de la pensée. Lire donne au lecteur la chance de prendre le temps de suivre l’épanouissement d’une histoire, d’une pensée, l’éclosion d’un sentiment, la construction d’une théorie, d’une méthode ou d’une utopie… et leur déconstruction éventuelle.

Mais aussi apprendre à se concentrer, à mémoriser

Pour suivre la narration, les motivations des personnages, les intrigues et les rebondissements, le jeune lecteur fait donc également l’apprentissage de la concentration et de la mémorisation.

On peut commencer par suivre les conseils d’Émile Faguet, écrivain membre de l’Académie française, qui écrivit en 1923 un Art de lire dont le premier chapitre s’intitule « Lire lentement. »

« Pour apprendre à lire, il faut d’abord lire très lentement et ensuite il faut lire très lentement et, toujours, jusqu’au dernier livre qui aura l’honneur d’être lu par vous, il faudra lire très lentement. Il faut lire aussi lentement un livre pour en jouir que pour s’instruire par lui ou le critiquer. […]
Vous me direz qu’il y a des livres qui ne peuvent pas être lus lentement, qui ne supportent pas la lecture lente. Il y en a, en effet ; mais ce sont ceux-là qu’il ne faut pas lire du tout. »

Émile Faguet nous donne là la clef d’autres apprentissages, que favorise une lecture lente : le plaisir, le raisonnement, l’analyse et la critique. Lire lentement permet de suivre une pensée, d’y revenir pour en bien saisir le déroulement, et aussi de se donner le temps de l’analyser pour l’évaluer et la critiquer, y adhérer ou la rejeter.

Lire c’est le début de la liberté de penser.